Mon temps contre le « contretemps ».

On s’est déjà réveillé un matin en se disant : « Au lieu de me mettre au travail, pourquoi je ne pourrais pas moi aussi flâner au bord de l’eau, me promener ou voyager ? »

Et là, tu entres dans un débat interminable entre Toi et toi, toujours accroché à ton lit. Et puis surgissent quelques idées complotistes du genre : « Mais de toute façon on nous oblige à nous asservir à un système, 8 heures par jour et on est contrôlé et c’est voulu, c’est interminable. Je vais partir vivre dans un village en auto suffisance ! Voilà ! »

CALM DOWN.

Quand je suis arrivée au Maroc, je me suis dit que je trouverais toujours le plaisir de travailler, car premièrement, je ne dépends pas de ce fameux système et puis quoi de plus motivant que d’être sous le soleil 360 jours par an. Mmmh, NON.

Sache que cette chose qui te pousse à rester plus longtemps dans ton lit, celle qui t’empêche de t’épanouir, de profiter des moments précieux, de commencer à lire, écrire, réfléchir, et te mettre au travail existe toujours et n’importe où.

C’est une bataille, un rude combat. Cette chose ne se dresse que si tu l’habitues à se dresser.

PAVLOV.

Ça ne vient pas en une fois, ça prend du temps, mais ça arrive.

Éloigne-toi de l’idée qu’il faut attendre une situation, une personne ou un lieu pour freiner ce truc qui te pousse en arrière. Ce truc, on va l’appeler : le contretemps.

Car en réalité, il bloque ce que tu as de plus précieux : le temps.

On ne va pas rentrer dans un discours de développement personnel, de minimalisme et tout ça. On va être honnête et on va essayer de se retrouver. On va tenter de se comprendre.

Ce fameux contretemps regroupe : des gens (nocifs), des occupations inutiles, un double travail et un manque de respect envers soi.

Pour mieux profiter de soi, des nôtres, de notre passion et des escapades proches ou lointaines, il y a plusieurs choses à mettre en place:

Faire un peu de rangement au quotidien. En particulier le matin avant de débuter notre journée et le soir lorsqu’on la termine. On ne néglige pas les tâches qui prennent peu de temps : laisser deux assiettes trainer. Ca nous permettra de ne pas passer notre dimanche à ranger et… rien que ça.

– Être prêt à dire non et avoir la force de refuser. Lorsqu’on se sent capable d’aider une personne de bon coeur, avec plaisir, qu’on a du TEMPS et que cette tâche ne risque pas d’empiéter sur notre bien-être : alors OUI, OUI, OUI.

Mais si tu es déjà submergé et que tu n’as pas la force : apprends à dire non. Très souvent, les personnes qui demandent le plus d’aide, ne seraient pas capable d’en faire le quart pour vous. Et bien, ne te fatigues pas et n’attends rien.

Apprendre à délaisser ce qui n’est pas utile, ce qui est ennuyant, ce qui ne nous correspond pas. On ne doit pas se sentir obligé d’accepter une sortie juste pour faire plaisir. Comme on dit : ne force pas.

 On n’entre plus dans le cercle vicieux : « Je vais m’affaler, de toute façon je n’ai rien à faire ». On apprend à dépenser son temps dans des activités qui profitent. Ce qui est utile à notre Culture, à notre passion, à l’épanouissement personnel et à tout ce qui tend à nous faire évoluer ! (et à ce moment-là, un coup d’oeil par-ci par-là sur Instagram ne fera plus de mal)

Apprendre à accorder du temps aux choses qu’on aime faire, dans des endroits qu’on aime et éventuellement avec des personnes qui représentent réellement un apaisement pour nous.

– Et là, vous allez me dire : « Oui, mais dans cette idée, faudrait aussi s’enlever des réseaux sociaux ». Alors, non. Pas forcément. Peut-être que ça pourrait être intéressant de s’y retirer le temps de pouvoir s’organiser, le temps d’une transition. Mais crois-moi, une fois que ton temps est bien défini, tu peux transformer ce qui était inutile en quelque chose d’utile. Le système n’est pas totalement néfaste, il te permet d’utiliser certains de ses aspects pour pouvoir le contrer justement.

Un exemple plus concret : Si tu n’arrives vraiment pas à te détacher de la TV, essaye petit à petit de remplacer tes programmes sans importances par des choses plus intéressantes : documentaire, enquête, reportage… Jusqu’à pouvoir décrocher totalement.

– Je ne suis pas une pro-organisation à cause des dérives, de l’excès et du manque de liberté qu’on pourrait ressentir. Nos journées ne doivent pas être dictées à la lettre ou pré organisé, je pense que l’imprévu et le risque doivent prendre leur part. Autrement, on peut vite glisser dans de la frustration, de l’angoisse et ne pas être prêt à ce fameux « s’attendre au pire » ou « trouver un plan B ».

J’ai une autre façon de faire, j’ai une fiche par jour que je prépare à l’aube, je note uniquement ce que je ne dois pas oublier de faire. À la tête du plan : les obligations. Ensuite, le travail et puis ce qui doit être fait, mais qui n’est pas urgent. À toi de classer l’ordre des priorités.

Et ne délaisse pas les plaisirs dans ta liste ! N’attends pas le week-end pour ça, même en semaine c’est possible, rien ne t’en empêche ! Une sortie, une glace, un soin, une pistache, bref tout ce qui participe à ton bien-être ! Et si ton bonheur c’est d’être seule, allongée et ne RIEN FAIRE alors, accorde-toi du temps pour ne rien faire et apprécier.

– On divise un projet en plusieurs tâches précises. Si tu es sur un projet ou qu’on te demande de réaliser une mission professionnelle assez conséquente, ne te contente pas de noter dans ton agenda la date butoir : « terminer la collection ». Plutôt, définis ton projet par étapes. Une sorte de progression dans le temps.

– Lorsque tu es en plein travail, que tu réalises une tâche ou que tu es simplement avec tes proches : MODE AVION. Et si c’est trop difficile, laisse-le dans une autre pièce. Il faut apprendre à accorder un moment à chaque chose et la vraie clé pour terminer ce que tu commences c’est d’éteindre ta connexion. Autrement, il est possible que tu reprennes un éternel débat avec toi même toutes les 15 minutes : « Et si j’allais voir les nouvelles publications. Peut-être que j’ai des notifications importantes. Aller, juste un coup d’oeil, c’est instructif, je vais regarder ce que devient la cause pour la défense des baleines sur Instagram… » You know.

– Si même avec le téléphone éteint tu n’arrives pas à te consacrer à 90 % à ta tâche par manque de concentration, d’envies ou parce que tu es dérangé par ce truc, tu sais ce fameux contretemps alors prend un minuteur. Tu le régleras sur une durée définie pour terminer ton travail ou au moins le commencer. Ça dépend de ce que tu fais, environ 30 minutes. Tu t’arrêtes, tu marques une pause et tu reprendras.

– Et le plus important pour la fin : cesse de culpabiliser. Ne submerge pas ton esprit avec les 1001 conseils que la voisine du coin te donnera, que tu retrouveras à travers les différents blogs (le mien aussi), les vidéos, les posts Instagram, enzevoort (etc). Ne sois pas accroc à certains aspects de l’organisation, du contrôle de ton temps et de vouloir atteindre un degré de perfectionnisme. N’imite pas l’autre même si « Je est l’autre » au fond. Ce que l’autre te montre n’équivaut pas à la taille de la mèche rebelle qui dépasse de ton chignon. Tu as un objectif, tu as des sources, tu as des consignes, contente-toi de ça. Vise à être meilleure que la veille, c’est déjà ultra ambitieux et tu verras que tout se passe entre Toi et toi. Tu ne voudras plus tricher. Sois toi, sois efficace. Retiens que ne plus perdre son temps ne dépend que de toi et ne profite qu’à toi. Et très souvent, les réels conseils se trouvent sous ton nez, il y a peut-être un livre qui ne s’ouvre pas ou très peu.

Jamais dans la tendance, toujours dans la bonne direction 😉

2 commentaires sur “Mon temps contre le « contretemps ».

  1. Un article dans lequel je me suis beaucoup retrouvée… De très bons conseils donnés avec douceur et humour (la fameuse pistache haha). Alala ce lâcher prise que j’ai tant de mal à appliquer.
    Merci pour ces mots motivants ✨

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