Le changement, la conscience et la cohérence.

Vous pourriez être seul ou accompagné dans un autre endroit entrain de réaliser autre chose ou de vivre un moment unique que d’être derrière cet ordinateur à lire cet article. Qu’est-ce qui vous empêche donc de vous lever et de réaliser ce que vous voudriez faire à l’instant présent ?
Chaque jour est nouveau dit-on, mais nous nous réveillons pour chaque fois réaliser la même chose, cette routine… On se lève à la même heure, pour faire pareil que la veille sans jamais trop se soucier de l’impact de nos actes et de notre évolution personnelle. On vit finalement le même jour qu’hier.

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Aoulouz
Là où la vie se ressent.

Tout est à notre disposition pour ne pas vivre un jour différent, sentir la profonde sérénité, le changement simplement. Un mode de pensée est même fourni et on nous propose « des têtes », un système à suivre pour penser à notre place. Rajoutons à cela quelques petits moments de divertissement, histoire de « casser » un peu notre routine. Au quotidien et pendant plusieurs heures, on pourra retrouver en tête de liste les réseaux sociaux, qui sont comme un prolongement de notre main, nous sommes systématiquement connectés où que nous soyons. Ensuite, dans la catégorie « divertissement utile » nous pourrons retrouver les médias, qui seront un bon allié pour rester « informé ». On a même droit à la formule « réseaux sociaux et médias télévisés » pour vous laisser l’occasion de réagir, d’intervenir, génial !
Mais… souvenez-vous du temps où chaque jour était une nouvelle aventure, où une « to do list » était inutile, où on laissait tout arriver. On vivait des journées pleines et libres… Aujourd’hui, malgré ce train-train, tout est totalement planifié, du lever au coucher, même les heures de sommeil sont comptées. Vous me diriez « l’insouciance, la jeunesse, il y a bien longtemps, les temps ont changé… ». Les temps ont changé, mais l’humain est resté le même avec les mêmes besoins, le même organisme. On pouvait le persuader ou le manipuler de la même manière que maintenant, alors qu’est-ce qui a changé ?

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La simplicité dans village où l’authenticité règne.

Peut-être me répondriez-vous : « Nous grandissons, nous évoluons, la société avance… »
Est cela grandir librement ?
Regardons autour de nous, prenons le temps d’observer ce qu’il se passe et de constater que nous sommes arrivés à la saturation d’un système idéalisé. Un système qui a détruit les éléments essentiels à notre vie-survie : eau, nourriture, terre. Ils sont devenus leurs propriétés, leurs moyens de chantage, de destruction.
« Les hommes bâtissent leurs plus grands espoirs sur des moyens de destruction. » (Louis Scutenaire)
Avons nous été éduqués pour faire la différence ou pour ne pas être différents ?
Nous pensons être uniques, que nous nous démarquons l’un de l’autre, mais ensemble, en tendant vers ce système de consommation destructeur, nous ne sommes qu’un carburant permettant d’accroître le désordre ! Ce même désordre dont nous nous plaignions chaque matin, chaque soir, entre deux pauses café ou encore lors d’une rencontre dans le métro.
Avons-nous observé le premier réflexe lors d’une rencontre : « Salut ! Comment vas-tu ? Tu fais quoi dans la vie ? »
« Que fais-tu dans la vie ? » Prenons le temps d’y réfléchir quelques minutes et d’analyser l’objet et le but de cette question : une classification. Classification qui permettra de juger si tu as « réussi » ou « échoué ».
« Es-tu un consommateur aveugle, aveuglé ou conscient ? »

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Ici s’arrête le modèle de consommation.

Par amour des fondements, d’une certaine éthique, il est temps de constater que la société a atteint son apogée et qu’il est temps de se tourner vers un changement, LE changement.
Nous ne pouvons pas appeler et à « un retour au naturel » et à une consommation abusive, qui dépasse nos moyens, qui capturent nos corps, âmes et vie.
Le soulagement lors de la vente d’un bien, d’un achat tant attendu, d’une pulsion achevée ou d’une bonne affaire saisie ne dure jamais. C’est là que la prise de conscience se déclenche. Parfois, ce « soulagement » est suivi d’un léger malaise, d’une culpabilité mêlée et partagée, d’une sensation d’inconfort.
Pour comprendre, je réfléchis aux sentiments que la consommation déclenche avant, pendant et après. J’essaie de poser des mots sur ses sensations, sur les expériences vécues, sur ce que ça m’a réellement apporté finalement. Les définitions, les ressentis et les mots s’entremêlent.
Alors je construis un arbre d’idées autour du verbe « consommer » : marché, argent, prix, marques, profit, vente, achat…
Et je retourne même voir sa réelle définition dans mon Petit Larousse et là, tout s’éclaire :

« Utiliser une matière, un produit, l’employer, en le détruisant, en le rendant inutilisable, au fur et à mesure qu’on en fait usage (…). »

C’était ça !

CONSOMMER = DÉTRUIRE

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Bonheur.

Dès lors, j’essaie tant bien que mal de mesurer le plaisir ressenti lors de ces achats de 101 paires de chaussures, de 21 robes aussi semblables l’une de l’autre ? Comment revenir sur l’intérêt de ceci et l’usage que j’en ai fait ?

Je ferme les cartons et j’observe le nombre d’objets qui se ressemblent, qui ne se complètent absolument pas et qui ne remplissent aucune fonction utile si ce n’est le fait de se couvrir de poussière. Je me demande ce qui a bien pu se passer dans mon esprit tout au long de ces années pour agir de la sorte, sans questionnements, sans mesures. Je me dis que, certainement, sur le moment, ils étaient d’un besoin ultime, mais je n’arrive plus à le saisir ou à l’identifier.

En regardant tous ces cartons, remplis à ras bord, je me dis que finalement le seul plaisir vécu était le pouvoir de possession, d’acquisition surtout lorsque le prix n’est pas donné.
À l’exemple de l’homme abandonné et perdu, qui cherche à acquérir le cœur de cette femme : « Tu auras une grande maison, un beau voyage, de belles chaussures, un grand bain, de somptueux sacs et des bijoux perlés. »

Sauf qu’il n’y avait pas d’élu à acheter, c’était plutôt à moi que j’achetais.
La surconsommation ne s’arrêtait pas là, l’habitude des petits plaisirs augmentait entraînant avec elle, l’excès en sucre, graisses et de marchandises industrielles, un bon cocktail cancérigène. À côté de cela, s’éloignait, bien loin de moi, l’envie d’un quelconque changement, de recentrassions sur les principes de vie, sur l’état d’un corps sain et d’un cœur capable d’aimer ou d’apprécier de simples choses. Plutôt, l’attente de l’épatement, de toujours plus grand et fort.

Pourtant, si on remonte quelques années en arrière, je me souviens de parents qui nous enseignaient très tôt le mode d’emploi pour une vie saine, bien avant l’effet de mode dénué de cohérence que nous connaissons actuellement. Nous mangions à notre faim, mais sans jamais aller dans l’excès, en mettant toujours en avant les produits du terroir, les fruits et légumes malgré que nous passions notre temps à râler. Loin de nous les boissons gazeuses, les sucreries diverses et les plats industriels. Rares étaient les fois où nous sortions dîner à l’extérieur. Et puis à l’âge où nous avons pu rentrer dans une surface commerciale seule, avec quelques pièces, en cachette toujours, les choses ont changé. À moi l’excès, à moi la « liberté »…!

Derrière chaque étape de la vie, erreur, un bien se cache. L’important n’est pas d’évoluer rapidement et d’atteindre un grand objectif, l’important est de rester sur une ligne de conduite, sur une cohérence jusqu’au bout.
Passer d’un modèle consumériste au minimalisme, selon nos moyens et capacités, n’a jamais été une mince affaire, mais armé de volonté, de désir et d’encouragement, le pas de l’un à l’autre est extrêmement court et accessible.

N’ayez crainte des « négociateurs innés », ceux qui vous diront que la réalité est tout autre et qu’ils parlent en « connaissance de cause ». Ceux qui envisagent la consommation comme une compétition, un combat et qui ne visent rien d’autre que la première place sur le podium.

Apprenons à apprécier la simplicité à tous les niveaux surtout à l’heure où le modèle consumériste est saturé. À nous de créer le changement, l’extraordinaire, à trouver de nouveaux moyens pour réapprendre à apprécier de simples moments, une simple compagnie, une discussion, un échange… la vie.

Bien entendu, nous ne pouvons pas être des antisystèmes à 100 %, quoique cela dépend de l’endroit où vous vivez, mais nous avons le droit de refuser de rentrer dans un moule pour garantir notre bien-être et celui de la collectivité. Nous pouvons également utiliser des moyens/notions de ce même système pour nous aider à aller à son encontre. L’idée n’est pas non plus d’obtenir un changement immédiat et radical, nous sommes loin de là, mais pierre par pierre, l’habitat se construit. Que chacun apporte sa pierre à l’édifice, selon ses moyens.

La conscience, la cohérence et le changement sont les mots d’ordre.
Alors oui, pour moi, pour nous, le retour au « naturel », cette expression qui nous démange, c’est aussi ça.
Un cœur sain pour un corps sain.

4 commentaires sur “Le changement, la conscience et la cohérence.

  1. Bonjour ma jolie, nous avons un peu discuté sur whatsapp si tu te rappelle, tu as une plume extraordinaire.
    De la douceur, de la sagesse et beaucoup de vérités derrière ce texte ! Je suis fan, des mots qui transpercent le coeur c’est exactement ce que j’attendais de ce blog.
    Puisse Dieu t’assister sur ce beau chemin, je t’embrasse.
    Avec amour, Cynthia.

    Aimé par 1 personne

    1. Saaalut ma douce! Meeerci beaucoup pour ce retour, je suis heureuse que cela te plaise. En espérant pouvoir s’entraider encore plus à l’avenir. Je reviens très vite sur Whatsapp 😉 Meerci beaucoup! Que de belles choses, with Love!

      J'aime

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